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Full text of "Législatives 1968 (Lot, 1ere circonscription) : professions de foi du 1er tour"

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ELECTIONS LEGISLATIVES 



PREMIERE CIRCONSCRIPTION DU LOT 



UNION pour la DEFENSE de la REPUBLIQUE 



JUIN 1968. 



Electrices, Electeurs, 



AI-JE ENCORE A VOUS DIRE QUI JE SUIS ? 

Il y a un an, votre confiance me plaçait en tête au premier tour d'une consultation législa- 
tive dont les résultats ont choqué l'opinion dans la France entière. L'aUiance contre nature qui 
m'a barré la route ne pauvait être que stérile. 

Un an a passé. Les hommes élus avec l'appui du parti communiste n'ont pu se libérer de lui. 
Ils n'ont pas su, au Parlement, élaborer une opposition constructive. Dans les graves événe- 
ments que nous venons de traverser, ILS ONT CAUTIONNE L'ENTREPRISE GENERALISEE DE 
DESORDRE ET DE SUBVERSION MENEE PAR LE PARTI COMMUNISTE. 

Parmi ces hommes, certains sans doute, comme M. Maurice FAURE, se sentent mal à l'aise 
dans leur prison. Ils n'avaient qu'à ne pas y entrer ou qu'à s'en évader. Quelles que soient 
leurs restrictions mentales, leurs désirs ou leurs arrière pensées, il faut aujourd'hui juger sur 
les résultats et les réalités. Face au parti communiste, à ses alliés, à ses otages, toutes les 
forces nationales doivent s'imir. 

POURQUOI SUIS-JE A NOUVEAU CANDIDAT ? 

On a dit, l'an dernier, que vite arrivé je serais vite reparti et que tous ceux qui m'avaient 
apporté leur concours seraient abandonnés à leur sort 2 c'était mal me connaître. Vous pouvez 
me rendre témoignage que je n'ai pas abandonné le LOT. 

J'ai été présent aux élections cantonales et les électeurs de LAUZES m'ont porté au Conseil 
Général dès le premier tour du scrutin. 

J'ai maintenu ma permanence de CAHORS et ouvert une permanence à GOURDON afin do 
m'occuper tout spécialement de nos cantons du Nord dont l'avenir économique est angoissant. 

Aujourd'hui, je suis présent au RENDEZ- VOUS DE LA VERITE. 

QU' AI-JE FAIT DEPUIS QUATORZE MOIS ? 

Des milliers d'entre vous m'ont soumis leurs problèmes personnels. Je me suis appliqué à 
les résoudre. 

Des dizaines de Maires m'ont fait part des difficultés que rencontraient leurs communes. J'ai 
pu les aider efficacement. 

Sur un plan généraL j'ai obtenu du Gouvernement grâce au rattachement du Lot à la Zone 
de Rénovation Rurale du Limousin un ensemble d'avantages exceptionnels : 

— 250 millions d'anciens francs supplémentaires pour l'adduction d'eau ; 

— Triplement des crédits de subvention aux bâtiments d'élevage ; 

— 140 millions de subvention pour l'aménagement des commîmes rurales ; 

— Augmentation du Taux de l'I.V.D. et son entrée en vigueur à l'âge de 60 ans ; 

— 250 millions supplémentaires pour le défrichement des Causses ; 

— 100 millions supplémentaires pour la R.N. 20 entre SOUILLAC et CAHORS ; 

— Relèvement de 6 à 10 % du taux des primes de développement industriel pour les ex- 
tensions, etc., etc.. 



J'cd pu, par ailleurs/ prendre un grand nombre d'autres décisions favorables : 

Octroi d'un crédit exceptionnel pour l'aménagement des locaux provisoires du Lycée 
Technique de Cahors, dans la Caserne Bessières, déblocage des droits de plantation de 
V.D.Q.S., représentation des producteurs de vin de Cahors au sein du Comité Régional de 



l'LN.A.O., maintien provisoire des lignes de chemin de fer CAPDENAC-CAHORS/CAHORS- 
MONSEMPRON-LIBOS, etc., etc. 

QUE RESTE-T-IL A FAIRE ? 

Beaucoup de choses et Je le sais mieux que personne. Une fois élu, je m'y emploierai. 

Pour l'équipement de nos campagnes, il faut maintenant un effort prioritaire en matière d'é- 
lectricité et de téléphone. 

Dans nos villes et nos principaux bourgs, il faut créer des entreprises et de l'emploL Je ferai 
en sorte que l'Aménagement du Territoire ne concentre pas ses moyens sur les métropoles 
d'équilibre* U faut, en particulier, que CAHORS soit outre chose qu'im gîte d'étape sur la 
route de LIMOGES à TOULOUSE. 

La réinstallation d'ime garnison permettra la relance de nombreuses activités commerciales. 

En ce qui concerne TAgriculture qui reste la base essentielle de l'activité économique du Lot. 
je mettrai au point avec les organisations professionnelles un programme spécifique permet- 
tant d'éviter que les hausses de salaires accordées dans les autres secteurs de l'économie 
entraînent un nouveau décalage des revenus agricoles. 



Vous savez bien que non. Les désordres actuels ne peuvent profiter qu'aux pêcheurs en eau 
trouble. 

Faut-il casser l'économie pour assurer l'expansion et la stabilité de notre pays ? 
Faut-il mettre les élèves à la rue pour réformer l'Université ? 

Faut-il obliger les petites entreprises à fermer leurs portes pour assurer le plein emploi ? 
Faut-il effrayer les touristes pour aider le commerce ? 

Faut-il profaner la tombe du Soldat Inconnu pour foire à la jeimesse la place qui lui revient ? 
Fout-il brandir le drapeau rouge et le drapeau noir pour imir les Fronçais ? 

Avec le Général de GAULLE, je dis OUI ou progrès, je dis NON ou désordre et à la violen- 
ce ; NOTRE PAYS A BESOIN DE PROFONDES REFORMES, NON D'UNE REVOLUTION. 

Le choix aujourd'hui est clair : il y a d'un côté, ceux qui veulent imposer par l'anarchie et 
par la force la dictature d'ime minorité et avec eux un certain nombre d'hommes qui, par man- 
que de courage ou de clairvoyance, font leur jeu. Il y o d'im outre côté, lo gronde majorité 
des Fronçais qui veulent que notre Potrie reste le pays de la démocratie, des libertés indi- 
viduelles, du progrès économique et social, de la stabilité monétaire. 

André CARLE et moi-même, venus d'horizons politiques distincts, nous avons estimé le mo- 
ment venu, à l'heure du danger, de foire passer ce qui nous unit ovont ce qui nous sépare. 

Nous sommes des patriotes déterminés à souver et à rénover la République. Nous sommes 
des administrateurs désireux et copables d'assurer le développement du LOT. 

Nous vous oppelons à soutenir avec nous le même idéal d'ordre, de liberté et de progrès. 



LE PROGRES EST-IL POSSIBLE DANS L'ANARCHIE ? 



Vu le Suppléant : André CARLE 

Conseiller Général du Lot 
Moire de Luzech 
Chevolier du Mérite National 



leon-Pierre DANNAUD 

Conseiller d'Etat 
Conseiller Général du Lot 
Commandeur de la Légion d'Honneur 
à titre militaire 
Croix de Guerre ovec 5 citations 



Imp. Dhiver et Fils - Cahors 



DÉPARTEMENT DU LOT Circonscription de CAHORS 

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES DU 23 JUIN 1968 



CANDIDATURE F. G. D. S. 




Ëlectrices, Électeurs 



Le régime se targue d'avoir rétabli l'ordre, mais II oublie d'ajouter 
qu'il avait lui-même allumé l'Incendie. 

Il est resté sourd des années à tous les appels que lui adressait le 
monde du Travail, de l'Université, de l'Eglise, de la Politique, provoquant 
ainsi un mécontentement profond et généralisé qui a conduit le pays au 
bord du gouffre. 

Il s'est alors trouvé dans la nécessité de concéder en bloc ce qui 
aurait gagné à être consenti par étapes et a ainsi porté à notre économie 
un coup sévère, cependant que les travailleurs auront fait un marché de 
dupes si des mesures anti-inflationnistes rigoureuses ne viennent enrayer la hausse des prix. 

Ces soubresauts sont la responsabilité exclusive du pouvoir gaulliste : 

son isolement orgueilleux et autoritaire, son refus d'écouter parce qu'il croit ne plus rien avoir à 
apprendre, son auto-satisfaction permanente en même temps que son conservatisme social et son allergie aux 
réformes autres que verbales ou mineures a conduit la rue à prendre la place du dialogue. 

Il en sera à nouveau ainsi, n'en doutons pas, si par un fatal aveuglement le Pays faisait encore confiance 
à ceux qui, en limogeant leurs principaux ministres, notamment FOUCHET, PEYREFITTE et FREY, viennent de 
reconnaître publiquement leurs lourdes erreurs. 

En fait, cette crise est plus qu'une crise de régime : c'est une crise de civilisation. 

Elle traduit la volonté des Travailleurs et de la Jeunesse de fonder un ordre nouveau, de type plus 
socialiste et plus humain, où la rentabilité ne soit plus le seul critère d'une technocratie mortelle pour nos 
libertés, où la production soit au service de l'homme et non l'inverse, où l'on cesse de nous entasser dans les 
blocs de béton étouffants des banlieues urbaines, où l'on tienne enfin compte des trois aspirations qui 
viennent de se faire jour avec éclat : la Sécurité, la Justice, la Dignité. 

LA SÉCURITÉ 

La société moderne exige que chacun trouve un emploi conforme à ses capacités et que cet emploi lui 
oermette de vivre dignement, lui et sa famille. 

Elle rejette le V' plan qui admettait la perspective effrayante de 500.000 chômeurs. 

Elle ne peut accepter que seulement 8.000 emplois industriels nouveaux aient été créés dans la région 
Midi-Pyrénées depuis 2 ans, au lieu des 20.000 jugés nécessaires pour enrayer l'émigration des jeunes et 
trouver du travail à ceux que rejette encore l'exode rural. 

Elle ne peut comprendre que le monde agricole soit tenu à l'écart des discussions actuelles et demande 
pour lui une garantie d'écoulement de ses produits à des prix réactualisés au V Janvier 1968, puis indexés, 
dans le cadre d'une régionalisation des productions. 



Cette politique appelle en effet une revalorisation de la notion de Région, pour le moment vidée de 
tout contenu concret, et qui doit être réorganisée sur le plan économique et sur une base démocratique. 



LA JUSTICE suppose que soient corrigées les disparités excessives entre les revenus et les salaires, 
afin que nul n'ait le sentiment d'être le paria de la société. L'abrogation des Ordonnances, le relèvement des 
bas salaires, la correction des barèmes de l'impôt sur le revenu en sont les nécessaires corollaires. 



LA DIGNITE est la plus grande revendication de ce moment. Le citoyen traditionnel, se contentant 
d'un bulletin de vote tous les cinq ans, a vécu et cède la place à un homme de type nouveau qui veut 
participer davantage et quotidiennement dans son milieu social, professionnel, ou géographique à l'élabora- 
tion de son propre sort. 

Il en va ainsi de l'ouvrier dans son usine, de l'étudiant dans son lycée ou son université, de l'habitant des 
villes dans son quartier, de l'agriculteur dans sa coopérative et dans sa petite commune. 

Ils doivent d'ailleurs admettre que cette société exigera un haut degré d'auto discipline car démocratie 
et responsabilité vont de pair et rien n'a jamais été fait de bon dans des désordres prolongés ou dans la 
démagogie. 

Le Plan, qui doit traduire nos priorités (Education, notamment formation professionnelle et technique, 
routes et télécommunications, équipement rural et sanitaire) ne peut être sérieux que si les ressources 
équilibrent les dépenses. Il doit prendre une place de plus en plus prépondérante et de plus en plus exigeante 
dans la Nation. 

Ces perspectives appellent de grandes réformes. Leur accomplissement est la seule véritable parade 
contre la révolution. Comment faire confiance pour les réaliser à ceux qui depuis dix ans, dotés d'un pouvoir 
sans contrôle, n'ont su ni les promouvoir, ni même les amorcer et en découvrent seulement aujourd'hui la 
nécessité sous la contrainte des événements ? 

Le problème est bien là : la marche vers une société plus humaine est déclenchée. 

Il s'agit de savoir si elle s'opérera par la loi progressivement et pacifiquement, ainsi que vous le propose 
la F.G.D.S. en faisant appel à tous les républicains de gauche et de progrès, ou si une nouvelle fois - et sans 
doute plus dramatique - c'est la rue qui y procédera. 

L'ordre figé, appuyé sur la force et bâillonnant les aspirations populaires, ne dure qu'un temps et conduit 
toujours aux explosions révolutionnaires. C'est à un ordre vivant, évolutif, accepté par les consciences, fait de 
justice et de progrès, que nous vous convions, car nous sommes aussi soucieux que quiconque d'éviter à 
la France les redoutables épreuves qui la menacent. 



Nous espérons que vous entendrez cet appel. 



Henri MERCADIER 



Maurice FAURE 



Maire de Parnac 
Conseiller général du canton de Catus 
Avocat au barreau de Cahors 



Maire de Cahors 
Conseiller général du canton de Montcuq 
Président de la Coder Midi-Pyrénées 
Ancien Ministre 



Imp. Bénech Gourdon 



REPUBLIQUE FRANÇAISE 



DEPARTEMENT du LOT 



Circonscription de Cahors 

Elections Législatives 

du 23 Juin 1968 

i 




EDMOND 

JOUVE 



Né le 14 septembre 1937 à Nadaillac-le-Rouge (Lot) 
Docteur en Science politique 

Assistant à la Faculté de Droit et des Sciences 
économiques de Paris 

Syndicaliste 
Marié, 3 enfants 



suppléant 
Jean.Pierre 

CAMBOU 

Né le 5 janvier 1943 
Interne à l'Hôpital de Cahors 
Ancien dirigeant de l'U.N.E.F. 



Le 22 mai dernier, les ouvriers, les paysans, les enseignants, les étudiants et les lycéens du Lot se sont 
retrouvés unis dans un même combat pour une vie meilleure. 

Le Lot répondait ainsi au vaste mouvement qui, parti des barricades du quartier latin a ébranlé le régime 
et s'est attaqué aux structures capitalistes de la société. 

L'originalité du Parti Socialiste Unifié (P.S.U) est de vouloir poursuivre la lutte sous de nouvelles 
formes et avec des hommes neufs ou intègres au premier rang desquels figure Pierre Mendès France. 

En conséquence, le P.S.U. affirme sa force face au gaullisme (responsable du chaos actuel) et par rap- 
port aux directions de la gauche traditionnelle et aux notables de tous bords, dont le récent et pesant 
silence a douleureusement surpris. 

En raison de cette situation exceptionnelle, j'ai estimé qu'il était de mon devoir de répondre à l'appel 
qui m'a été adressé par le Parti de Michel Rocard et de Pierre Mendès France. 

Je me présente donc devant vous et sollicite votre confiance. 

Les problèmes particuliers qui se posent à chacun de vous et à l'ensemble du département, qui pour- 
rait les connaître mieux que moi ? En effet, c'est de votre terre que je suis issu. J'en connais la sauvage 
beauté, mais aussi la rudesse. Il conviendrait, si j'étais votre député, de tirer parti de la première et d'atté- 
nuer la seconde. Et cela au bénéfice de tous. 

Je vous propose davantage. Vous pourrez lire l'essentiel de ce programme sur une affiche apposée 
sur les panneaux. 

La crise de mai est une colère populaire. La jeunesse du pays, ses ouvriers, ses techniciens, ses cadres, 
ses étudiants, ses enseignants, ses artistes, ses paysans, ont tous tenu le même langage : « Nous ne vou- 
lons plus de ce pouvoir, nous ne voulons plus travailler selon la volonté des autres et pour leur profit. » 

Cette démonstration de force, pacifique tant que la police n'a pas cherché à y faire obstacle, n'a pas 

encore changé le pouvoir. Mais l'exigence demeure. Elle pourra être victorieuse quand les organisations 
traditionnelles de gauche, prudentes et étonnées, céderont devant la vigueur du courant. 

Pour renforcer ce courant, le P.S.U. propose : 

1° L'Economie passe aux mains des travailleurs pour être à leur service; crédit et monnaie sont 
contrôlés ; les paysans deviennent maîtres des produits agricoles et de leur vente. 

2° L'Université est reconstruite à partir de ses conquêtes : critique collective de l'enseignement, auto- 
nomie de décision et d'organisation, liberté en un mot. 

3° La Culture, aussi libérée, n'est plus un produit que l'on vend ; sa création continue résulte d'une 
union étroite avec le pubîic ; associations et centres culturels, services publics, éditions concourent à cette 
coopération créatrico. 

4° La Liberté seule commande l'Information : la radio-télévision autonome, les moyens de presse dans 
des offices nationaux relèvent d'une gestion démocratique, qui les ouvre à tous les courants. 

5° Pas de construction intérieure sans Action internationale : contre la domination de l'impérialisme 
américain, contre la division en blocs, pour une construction européenne respectant le rythme de chaque 
pays, et solidaire des luttes du Tiers-Monde. 

6° La Liberté responsable commence tout de suite : comités populaires bien informés dans les univer- 
sités, les entreprises, les localités ; institutions diverses qui décolonisent vraiment la province. 

Cette plate-forme aujourd'hui n'est pas acceptée par tous. Seule pourtant elle unira bientôt ouvriers, 
techniciens, cadres, paysans, étudiants, enseignants, artistes, contre les appareils pour le socialisme dans la 
liberté. 

Cela commence dès maintenant. 

Vu les candidats. 



Département du Lot 



République Française 



PCTIONS ItŒlATIVES du 23 JUIN 1968 




Circonscription de CAHORS 



Yves ARENES 

Cultivateur 
Secrétaire Fédéral 



Candidat du Parti Communiste Français 



Joseph TEYSSEYRE 

Retraité S.N.C.F. 
Conseiller Général Cahors Sud 
Membre du Comité Fédéral 



Remplaçant éventuel 



ELECTRIŒS, ELECTEURS, 

Le 23 juin, vous allez voter pour élire votre député. Devant l'ampleur et la puissance du mouvement de 
grève qui vient de secouer ntore pays, le général de GAULLE a dû, la mort dans l'âme, procéder à la 
dissolution de l'Assemblée Nationale. 

La parole est donnée au peuple, qui va pouvoir se prononcer sur la politique GAULLISTE, au service 
des grandes Banques et du grand capital dont il est depuis dix ans la victime. 

L'an dernier, pendant la campagne des élections législatives, les hommes du pouvoir et singulièrement 
M. J.-P DANNAUD, affirmaient au mépris des réalités, que la politique du régime gaulliste était une politique 
de progrès social et d'expansion économique. 

Les travailleurs lotois viennent de leur infliger un cinglant camouflet. Par milliers, les ouvriers, les 
enseignants, les étudiants, les fonctionnaires, les employés et les cadres se sont dressés au coude à coude, 
dans le calme et la discipline, pour la défense de leurs légitimes revendications. 

Les paysans eux aussi, protestent très énergiquement contre une politique favorable seulement à la 
grosse culture et qui vise à l'élimination des exploitations familiales. Le 24 mai, à CAHORS, au cours d'une 
imposante manifestation, ils ont affirmé leur solidarité avec les travailleurs en grève. 

Les commerçants et artisans s'élèvent notamment contre la fiscalité trop lourde, la T.V.A., etc.. 

La jeunesse ne veut plus être sacrifiée. Les personnes âgées et les anciens combattants exigent que 
leurs droits ne soient plus bafoués. 

Toutes les forces vives de la nation se dressent contre la politique gaulliste et expriment leur désir d'un 
profond changement. Une exigence monte aujourd'hui des profondeurs du peuple : DIX ANS DE POUVOIR 
PERSONNEL ÇA SUFFIT. 

Inquiets devant cette exigence populaire, DE GAULLE et POMPIDOU ont recours à leur arme favorite : 
l'anticommunisme. Apeurés, ils manient l'insulte et la menace. 

Mais leur attitude, qui est beaucoup plus un signe de faiblesse qu'un signe de force, ne saurait tromper 
les travailleurs. Pas plus d'ailleurs que le replâtrage du gouvernement. 



Ce que veulent les Françaises et les Français, c'est un changement profond de politique, ce qui suppose 
un changement de régime. 

La politique des communistes est claire et sans équivoque. Notre objectif est de mettre fin au régime 
de pouvoir personnel que nous combattons sans défaillance depuis 1958 et de contribuer à l'avènement 
d'une Démocratie véritable. 

Afin d'y parvenir, nous luttons pour l'union des partis de gauche et des organisations démocratiques 
autour d'un programme commun au contenu social avancé. A cet égard, nous nous réjouissons des pas 
importants faits sur cette voie, grâce aux accords P. C.F.-F.G.D.S. du 24 février et du 1^^ juin 1968. 

Mais il faut aller très vite vers l'établissement d'un programme commun qui offrira des perspectives 
claires et une politique de rechange à tous les travailleurs, à tous les Républicains de notre pays. 

En votant communiste, les travailleurs manuels et intellectuels exprimeront tout d'abord leur volonté de 
consolider les résultats positifs qu'ils ont acquis au cours de leur lutte, en s'opposant à toute tentative réac- 
tionnaire de revenir en arrière. 

Le Parti Communiste qui est résolument opposé au régime de pouvoir personnel, a tout , fait pour 
écarter les provocations et barrer la route à l'aventure. 

Il ne revendique pas pour lui seul le pouvoir comme certains dirigeants de la F.G.D.S. ont tendar^ce à 
le faire, ce qui est irréaliste, car on ne peut pas exercer le pouvoir avec à peine 20 % des suffrages. 

Il est pour un gouvernement d'Union Démocratique fondé sur une entente solide et durable de toutes 
les forces ouvrières et démocratiques afin de garantir les droits des travailleurs manuels et intellectuels et 
les libertés, afin de réaliser un programme social avancé. 

Voter communiste, c'est voter pour un programme d'expansion économique, grâce à la nationalisation 
des grands monopoles, à la réforme démocratique de la fiscalité, appuyées par la lutte contre la vie chère 
et l'inflation. 

Dans l'ordre social, notre programme met l'accent sur l'amélioration des salaires, la réduction du temps 
de travail, l'abrogation des ordonnances frappant la sécurité sociale, la pleine égalité des droits pour la 
femme et l'amélioration de sa condition, le droit de vote à 18 ans, l'extension des droits syndicaux dans 
l'entreprise, la juste rémunération du travail paysan, et une agriculture moderne au profit du plus grand 
nombre, la modernisation de l'Université, le quart du Budget à l'Education Nationale, les problèmes du loge- 
ment et de la santé, l'élaboration d'un statut démocratique de l'O.R.T.F. 

Notre programme est un programme de paix et de coopération internationale, de sécurité collective et 
de désarmement, qui exige en particulier pour le peuple vietnamien le droit de déterminer son sort dans 
l'indépendance. 

Voter communiste, c'est voter pour ce programme novateur et efficace. 

Voter communiste, c'est voter pour l'abrogation des dispositions constitutionnelles sur lesquelles repose 
le régime de pouvoir personnel et la mise en place d'un gouvernement responsable devant l'Assemblée 
nationale, qui gouvernera en appliquant le programme voulu par la majorité du peuple, et dont la stabilité 
sera fondée sur l'entente des partis démocratiques. 

Voter communiste, c'est voter pour la démocratie et le socialisme. 

Pour la défaite du pouvoir gaulliste. 

Pour ravènement d'un gouvernement populaire et d'Union démocratique à participation communiste- 
VOTEZ COMMUNISTE. 

Le 23 juin bloquez vos suffrages sur les noms de : 



Yves ARENES 

Candidat du Parti Communiste Français 
et 

TEYSSEYRE Joseph 

Remplaçant éventuel. 

Vu, les candidats 



Cahors - Imp. Dclsâud